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Red Bull déboule

Des boîtes boisson si grandes qu’elles dépassent du coffre des voitures… telle est la vision qu’on pu avoir un certain nombre de Parisiens et de touristes en ce 1er avril.
Une armada de 150 Mini pilotées par de charmantes créatures et aux couleurs d’une marque de boisson à l’effigie de deux taureaux rouges paradaient ainsi sur les Champs Elysées et autour de l’Arc de Triomphe.
Il ne s’agissait pas d’un quelconque poisson d’avril mais de l’arrivée en fanfare de Red Bull sur le marché Français.
Succès planétaire (3,5 milliards de canettes écoulées en 2007 dans 144 pays), cette marque emblématique de boisson énergisante n’avait pas jusque là droit de citer à l’intérieur des frontières de l’Hexagone. En cause, une recette surcaféinée à base de caféine de taurine. Cet acide aminé est en effet interdit en France, l’Afssa (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) considérant comme incertains ses effets sur l’organisme.

Depuis ses débuts en 1987, sous la houlette de Dietrich Mateschitz - devenu depuis le premier milliardaire autrichien -, Red Bull a frappé à plusieurs reprises à la porte de la France.
En 2003, tellement certain que l’Afssa allait donner son accord, au même titre que les autres pays européens, la marque avait même ouvert – prudemment - un bureau à Monaco, commençant même à recruter des promoteurs sur le sol français. En vain.
Après s’y être longtemps refusé, Red Bull s’est finalement résolu à modifier sa recette, remplaçant la taurine par de l’arginine. Un autre acide aminé « tout aussi reconnu pour ses qualités fonctionnelles », s’empresse de souligner Red Bull dans son dossier de presse. Il ne s’agit pas, une fois encore, de « l’exception française », l’arginine est également utilisée au Japon et des différences peuvent apparaître d’un pays à l’autre au niveau des teneurs en vitamines selon les réglementations nationales.

L’emballage est, lui, inchangé. Red Bull demeure fidèle à la boîte slim 25 cl de ses débuts qui s’est depuis imposé comme « le » conditionnement de toute boisson énergisante qui se respecte.

La boisson aux taureaux rouges déboulera dans les linéaires des grandes surfaces au mois de mai, vendue à l’unité ou en pack de 4. Les autres circuits de distribution suivront.

Sur le plan publipromotionnel, fidèle à ses habitudes, la boisson délaisse les classiques campagnes d’affichage ou de presse au profit du sponsoring de clubs de foot, d’écuries de sports automobiles et d’évènements de sport extrême.
Rien d’étonnant à ce que le 1er avril, un champion de vol libre se soit élancé du haut de la Tour Eiffel et que le toit du CNIT à la Défense soit le théâtre d’une exhibition de trial.
Deux exploits aux couleurs rouge, bleu et jaune d’une certaine marque… Trois couleurs que nous devrions voir de plus en plus souvent dans le paysage français !


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